La mort et l'empoisonnement antérieur de la figure de l'opposition russe Alexey Navalny restent l'un des cas de droits de l'homme les plus surveillés impliquant la Russie ces dernières années. Une nouvelle déclaration des responsables britanniques a ajouté une couche supplémentaire à l'examen international entourant son traitement.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré que Navalny avait été empoisonné avec une toxine mortelle trouvée dans la peau des grenouilles dart équatoriennes, soulignant une substance rarement associée aux cas d'empoisonnement d'État connus.
Navalny, un critique éminent du Kremlin, est tombé gravement malade en 2020 alors qu'il voyageait en Russie et a ensuite été transféré en Allemagne, où les médecins ont déclaré qu'il avait été empoisonné. Les gouvernements occidentaux ont précédemment conclu qu'il avait été ciblé avec un agent neurotoxique, une accusation que Moscou a constamment niée.
La déclaration britannique met en évidence la possibilité qu'une substance toxique supplémentaire ou alternative ait été impliquée. Les responsables n'ont pas fourni de détails techniques sur la manière dont cette conclusion a été atteinte ni sur la question de savoir si la toxine a été utilisée seule ou en combinaison avec d'autres agents.
Les toxines des grenouilles dart sont connues dans la littérature scientifique pour leur extrême puissance. Historiquement, certaines ont été utilisées par des communautés indigènes pour la chasse, mais leur apparition dans un cas d'empoisonnement politique moderne serait hautement inhabituelle.
La Russie a rejeté à plusieurs reprises les allégations selon lesquelles elle serait responsable de l'empoisonnement ou de la mort de Navalny, accusant les pays occidentaux de politiser l'affaire. Le Kremlin a également remis en question les conclusions des laboratoires étrangers et a exigé l'accès aux preuves, qui, selon lui, n'ont pas été fournies.
Les gouvernements occidentaux et les organisations de droits de l'homme soutiennent que le traitement de Navalny reflète un schéma plus large de répression contre les opposants politiques en Russie. Son cas est devenu un symbole des risques encourus par les critiques du gouvernement russe.
Les remarques du ministère britannique des Affaires étrangères devraient intensifier les appels à la responsabilité et pourraient contribuer à une pression diplomatique renouvelée sur Moscou. Elles soulignent également comment le cas Navalny continue d'évoluer, même des années après l'empoisonnement initial.
Comme pour les divulgations précédentes, la dernière déclaration devrait susciter davantage de questions plutôt que de les résoudre. Pour de nombreux observateurs, la question centrale reste inchangée : déterminer qui était responsable et s'assurer que les personnes impliquées soient tenues responsables.

