L'Ukraine a déposé une protestation formelle auprès du gouvernement indien concernant la détention de six ressortissants ukrainiens par l'Agence nationale d'enquête (NIA), qui ont été arrêtés sous des accusations de complot pour mener des activités terroristes liées à des groupes armés ethniques en Birmanie.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a publié une déclaration indiquant que les Ukrainiens, ainsi qu'un citoyen américain, avaient été détenus en raison de leur présence non autorisée dans l'État indien du Mizoram, qui nécessite des permis spéciaux pour les visiteurs étrangers. Ils étaient apparemment soupçonnés d'être impliqués dans le transport de drones et d'interagir avec des groupes hostiles en Birmanie.
L'ambassadeur ukrainien, Dr. Oleksandr Polishchuk, a rencontré Sibi George, secrétaire (Ouest) du ministère indien des Affaires étrangères, pour remettre une note officielle de protestation, appelant à la libération immédiate des détenus et à l'accès à eux pour un soutien consulaire. Le ministère a souligné que les notifications obligatoires concernant la détention n'avaient pas été communiquées à l'ambassade ukrainienne, ce qui contredit les normes diplomatiques internationales.
Les personnes détenues, identifiées comme Hurba Petro, Slyviak Taras, Ivan Sukmanovskyi, Stefankiv Marian, Honcharuk Maksim et Kaminskyi Viktor, étaient entrées légalement en Inde avec des visas de touriste. Cependant, après s'être rendus au Mizoram, ils auraient franchi illégalement la frontière vers la Birmanie, exacerbant les soupçons concernant leurs activités.
La NIA soutient que ces individus sont liés à un complot plus large impliquant le transport d'équipements de drones apparemment destinés à être utilisés par des groupes insurgés. Suite à leur arrestation le 13 mars, un tribunal de Delhi a prolongé leur détention jusqu'au 27 mars pour des enquêtes supplémentaires.
Les responsables ukrainiens ont déclaré que, bien qu'ils respectent les lois indiennes, il n'existe aucun fait établi indiquant des activités illégales commises par leurs citoyens. Les relations diplomatiques entre les deux nations seront probablement étroitement surveillées alors que la situation évolue, mettant en évidence l'équilibre délicat nécessaire pour gérer les préoccupations juridiques et humanitaires internationales.

