Le 17 février 2026, les délégations ukrainienne et russe ont entamé deux jours de discussions à Genève, marquant un moment critique dans le conflit en cours qui persiste depuis l'invasion à grande échelle de la Russie il y a près de quatre ans. Les pourparlers sont médiés par les États-Unis et font suite à deux précédents rounds tenus à Abou Dabi, qui n'ont pas réussi à produire des avancées significatives.
Questions clés en jeu
Le principal objectif des pourparlers de Genève est le territoire, en particulier la région contestée du Donbass oriental, où la Russie exige que l'Ukraine cède le contrôle des 20 % restants qu'elle occupe. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a fermement rejeté ces conditions, affirmant que l'Ukraine ne renoncera à aucune de ses terres.
Dans un communiqué de presse, le négociateur en chef ukrainien Rustem Umerov a souligné que l'agenda mettra l'accent sur les questions de sécurité et humanitaires, déclarant : « Nous travaillons de manière constructive... Notre tâche est d'avancer au maximum ces solutions qui peuvent rapprocher une paix durable. » Cependant, les attentes restent faibles quant à une résolution.
Pression de Trump sur Kyiv
Avant les discussions, le président Donald Trump a publiquement exhorté Kyiv à agir rapidement, affirmant : « L'Ukraine ferait mieux de venir à la table rapidement. » Ses commentaires ajoutent à la pression croissante sur l'Ukraine pour céder afin d'atteindre un règlement et mettre fin à ce qu'il a décrit comme la plus grande guerre d'Europe depuis 1945. L'administration Trump a fixé une date limite pour un règlement, coïncidant avec un examen croissant de la capacité de l'Ukraine à se permettre de retarder des négociations significatives.
Violence récente et ses implications
Le contexte de ces pourparlers est marqué par une violence intense, y compris des frappes aériennes récentes à travers l'Ukraine qui ont laissé de nombreuses personnes sans chauffage ni électricité pendant des conditions hivernales rigoureuses. Zelenskyy a appelé ses alliés à intensifier la pression sur la Russie pour garantir un accord de paix "réel et juste" par le biais de sanctions renforcées et de soutien militaire.
Perspectives divergentes
Les deux parties restent fermes sur leurs positions, la Russie insistant sur des concessions territoriales tandis que l'Ukraine cherche des garanties de sécurité pour prévenir de futures invasions. Des participants de haut niveau des deux nations, y compris des chefs militaires, participent également à des discussions indirectes concernant la surveillance et la mise en œuvre d'un éventuel cessez-le-feu.
Alors que les négociations se déroulent, l'issue est incertaine, les expériences passées révélant de profondes divisions entre les deux nations. Les observateurs restent prudents, reconnaissant que la confiance dans le processus de négociation est semée d'embûches, surtout compte tenu du contexte historique des précédents pourparlers.
Les enjeux sont élevés alors que les deux parties naviguent dans les complexités de la souveraineté nationale et de la sécurité tout en essayant de répondre au coût humanitaire de la guerre sur les civils piégés dans le conflit.

