Le 15 février 2026, le renseignement militaire ukrainien (HUR) a confirmé des frappes sur des infrastructures russes clés, y compris un terminal pétrolier situé près du village de Volna dans le kraï de Krasnodar et un système de défense aérienne russe en Crimée occupée. Le terminal pétrolier Tamanneftegaz a été touché lors des attaques durant la nuit du 14 au 15 février, entraînant des destructions significatives et un incendie dans l'installation. Les responsables locaux ont indiqué que deux personnes avaient été blessées alors que les services d'urgence intervenaient sur les lieux.
Le gouverneur du kraï de Krasnodar, Veniamin Kondratyev, a rapporté plusieurs frappes de drones ciblant des installations à travers la région, y compris le dépôt de pétrole. La proximité du terminal avec le détroit de Kertch le rend stratégiquement important, juste à l'est de la Crimée occupée et à environ 325 kilomètres du territoire contrôlé par l'Ukraine.
En plus de cibler les infrastructures énergétiques, les forces ukrainiennes ont réussi à frapper un système de missiles de défense aérienne Pantsir-S1 près du village de Kacha en Crimée. Ce type de système est crucial pour la défense de la Russie contre les attaques aériennes et est estimé coûter entre 15 millions et 20 millions d'euros chacun. L'utilisation de drones dans ces frappes souligne l'accent continu de l'Ukraine sur la réduction des capacités militaires de la Russie.
Kyiv a adopté une stratégie de ciblage des infrastructures énergétiques en tant qu'objectifs militaires légitimes, car elles financent directement les opérations militaires en cours de la Russie. Les responsables ukrainiens ont réitéré l'importance de ces opérations pour affaiblir la puissance de combat de Moscou alors que le conflit se poursuit.
Les attaques de drones font partie de la stratégie militaire plus large de l'Ukraine, qui a vu une activité accrue contre des cibles russes en réponse aux agressions soutenues de la Russie contre les infrastructures civiles et militaires ukrainiennes.

