Dans le sud du Liban, les collines retiennent le son longtemps.
L'écho des drones persiste au-dessus des oliveraies. Le grondement lointain de l'artillerie résonne à travers les vallées et s'installe dans les villages où les fenêtres ont déjà été réparées une fois, et peut-être le seront-elles à nouveau. Ici, la paix n'est que rarement annoncée par des traités. Elle se mesure plutôt en petites mercis : une nuit sans interruption, une route rouverte, un enfant dormant à travers l'obscurité.
Cette semaine, même ces petites mercis semblaient incertaines.
Un jour après que le président américain Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu entre Israël et le Liban avait été prolongé de trois semaines supplémentaires, le Hezbollah a répondu non pas par un soulagement, mais par un défi. Le groupe soutenu par l'Iran a rejeté l'accord comme "dépourvu de sens", arguant que les attaques israéliennes continues dans le sud du Liban et l'occupation du territoire libanais laissent peu de substance à la promesse de paix.
L'extension avait été annoncée à Washington après des réunions entre des responsables américains et les ambassadeurs d'Israël et du Liban. Trump a décrit les pourparlers comme productifs et a parlé d'efforts de paix plus larges à venir. Il a suggéré que les États-Unis continueraient à aider le Liban à "se protéger" du Hezbollah, une phrase qui en disait autant sur les ambitions de Washington que sur les fractures internes du Liban.
Mais le Hezbollah n'était pas dans la pièce.
Et dans des conflits comme celui-ci, l'absence compte souvent autant que la présence.
Le groupe, qui a longtemps agi à la fois comme force armée et acteur politique au Liban, n'est pas un signataire formel du cessez-le-feu. Ses dirigeants ont insisté sur le fait que tout accord permettant des frappes israéliennes ou une présence militaire à l'intérieur du Liban ne peut être considéré comme contraignant. Le député du Hezbollah, Ali Fayyad, a déclaré que toute agression israélienne contre des cibles libanaises donne au "résistance" le droit de répondre de manière proportionnée.
Le mot "résistance" porte ici une longue histoire.
Il est prononcé dans des discours et des funérailles, peint sur des murs, tissé dans la mémoire des occupations et des guerres passées. Pour les partisans, c'est une identité. Pour les critiques, c'est le moteur d'un conflit sans fin. Pour de nombreux civils vivant près de la frontière, c'est simplement le mot qui précède souvent une autre nuit de peur.
Les frappes israéliennes ont continué vendredi.
L'armée israélienne a déclaré avoir ciblé des sites du Hezbollah dans le sud du Liban après des tirs de roquettes et des actions hostiles près de la frontière. Les médias libanais ont rapporté des explosions près de Tyr, Nabatiyeh et d'autres districts du sud. Les habitants ont parlé de nouvelles évacuations, de routes fermées à nouveau, et du retour des avions au-dessus.
Le cessez-le-feu, bien que prolongé, reste fragile tant dans le langage que dans la réalité.
Il a commencé comme un arrêt de 10 jours des hostilités plus tôt ce mois-ci, négocié par Washington dans un effort pour stabiliser le front libanais et éviter qu'il ne complique davantage les négociations entre les États-Unis et l'Iran. Cette trêve a réduit l'ampleur de la violence, mais ne l'a jamais complètement arrêtée.
Il y a eu des frappes.
Il y a eu des roquettes.
Il y a eu des funérailles.
Le gouvernement libanais a essayé de se présenter comme le visage diplomatique du calme. Le Premier ministre Nawaf Salam continue d'appeler à un retrait israélien complet et à des négociations directes vers une paix à plus long terme. Pourtant, l'autorité de Beyrouth reste contrainte par la force militaire du Hezbollah et par les pressions régionales plus larges entourant l'Iran, Israël et les États-Unis.
Le Liban négocie sur le papier tandis que la guerre continue de se déplacer à travers ses champs.
Le conflit plus large a déjà tué près de 2 500 personnes au Liban depuis mars, selon des responsables, et déplacé plus d'un million de personnes. Des villages entiers à la frontière se sont vidés. Les écoles ont fermé. Les récoltes d'olives sont restées sans surveillance. Dans le nord d'Israël, les habitants vivent également avec des sirènes et de l'incertitude, regardant les collines au-delà de la frontière avec la même appréhension.
La guerre a une façon de refléter la peur des deux côtés d'une ligne.
Les Nations Unies ont averti que les frappes aériennes israéliennes et les attaques de roquettes du Hezbollah pourraient constituer de graves violations du droit international humanitaire. Les infrastructures civiles ont été endommagées. Des journalistes et des secouristes ont été pris dans le feu croisé. Des déclarations sont émises. Des condamnations suivent. Puis le ciel se remplit à nouveau.
Et pourtant, la diplomatie persiste.
À Washington, les responsables parlent de cadres et de délais.
À Beyrouth, les responsables parlent de souveraineté et de paix.
Dans le sud du Liban, les gens parlent plus doucement.
Ils écoutent les drones. Ils surveillent les routes. Ils attendent de voir si cette extension est vraiment une pause ou seulement un autre nom pour un retard.
Alors que le crépuscule s'installe sur les collines et que l'appel du muezzin s'élève dans un ciel incertain, de la fumée flotte encore au-dessus de certains villages.
Le cessez-le-feu reste sur le papier.
Mais sur le terrain, la paix attend toujours d'arriver.
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Sources Reuters The Washington Post Axios Bureau des droits de l'homme des Nations Unies Council on Foreign Relations
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