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Sous des cieux vigilants : Un pays vote au milieu de la violence et de l'absence

Le parti soutenu par l'armée du Myanmar a revendiqué la victoire lors d'une élection largement condamnée comme ni libre ni équitable, tenue au milieu de la violence, des exclusions et de l'absence continue d'un choix politique véritable.

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Gerrad bale

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Sous des cieux vigilants : Un pays vote au milieu de la violence et de l'absence

La lumière du matin s'élevait doucement sur Yangon, touchant les balcons et les stands de thé avant d'atteindre les portes scellées des bâtiments gouvernementaux. Dans les rues, la vie avançait avec une retenue familière : des vendeurs arrangeant des fruits, des bus crachant de la fumée dans l'air humide, tandis qu'une atmosphère plus lourde persistait sous le rythme ordinaire. Le pays venait de passer par une nouvelle élection, mais le silence qui a suivi ressemblait moins à une clôture qu'à une suspension, comme si le temps lui-même attendait une réponse qui pourrait ne jamais venir.

Le Parti de l'Union de la solidarité et du développement, soutenu par l'armée du Myanmar, est apparu comme le vainqueur déclaré d'un vote national que beaucoup, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, avaient déjà appris à ne pas faire confiance. L'élection, organisée par la junte qui a pris le pouvoir en 2021, s'est déroulée au milieu d'une violence généralisée, de restrictions strictes et de l'absence quasi totale d'une opposition significative. Des régions entières ont été exclues du vote en raison de conflits en cours, tandis que des figures clés de l'opposition restaient emprisonnées ou interdites de participation. Ce qui restait était un processus lourd de forme mais léger en choix.

Dans de grandes parties du pays, les bureaux de vote n'ont jamais ouvert, ou ont ouvert brièvement sous la surveillance de personnel armé. Des rapports de confrontations entre des groupes de résistance et des forces de sécurité ont ponctué le jour des élections, renforçant le sentiment que les bulletins et les balles partageaient difficilement le même terrain. Les observateurs internationaux étaient largement absents, et les gouvernements occidentaux avaient déjà rejeté le vote comme ni libre ni équitable. Dans les pays voisins et dans des capitales lointaines, les résultats ont été accueillis par des condamnations plutôt que par une reconnaissance.

La direction militaire a présenté l'élection comme un pas vers la stabilité, une étape procédurale sur une route promise de retour à un régime civil. Pourtant, pour de nombreux citoyens, cette route reste obscurcie par des points de contrôle, de la censure et de la peur. Depuis le coup d'État, le Myanmar a plongé plus profondément dans la précarité économique et le conflit civil, avec des millions de personnes déplacées et des communautés fracturées le long des lignes de survie. Dans ce contexte, la victoire d'un parti aligné sur l'armée semblait moins un nouveau chapitre qu'un renforcement de l'ordre actuel.

Dans des coins plus calmes du pays, les conversations sur l'avenir continuent dans des tons atténués. Certains parlent d'épuisement, d'autres d'endurance. La Ligue nationale pour la démocratie, qui avait remporté une victoire écrasante lors de la dernière élection reconnue internationalement, reste démantelée mais pas effacée de la mémoire. Son absence sur le bulletin de vote n'a pas effacé sa présence dans la conscience nationale, où les questions de légitimité résonnent encore.

Alors que le crépuscule s'installait sur le fleuve Irrawaddy, l'annonce des résultats n'a pas suscité de célébration. L'élection avait produit un résultat, mais pas de consensus. Ce qui a suivi n'était pas une résolution, mais une continuation de l'incertitude : un autre marqueur dans une longue saison d'attente. Le Myanmar avance maintenant sous un poids familier, où la machine de gouvernance tourne, mais le travail plus profond de la confiance et de la réconciliation reste encore en suspens.

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Sources Reuters, Associated Press, Nations Unies, Al Jazeera, Human Rights Watch

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