Par une froide matinée de février, le bourdonnement familier des roues de tram et le rythme des moteurs de bus ne remplissaient pas les rues de Le Mans. Au lieu de cela, le silence s'étendait le long des voies et des rails qui transportent habituellement des milliers de navetteurs chaque jour. Ce qui serait normalement un rythme animé de mouvement est devenu une immobilité inhabituelle, comme si la ville elle-même avait pris une respiration collective et s'était arrêtée. Pour la première fois de son histoire, le réseau de transport Setram — bus et trams confondus — était complètement arrêté, sa cadence habituelle remplacée par un silence peu commun.
Le cœur de ce silence n'était pas une défaillance mécanique ou une surprise liée à la météo, mais un choix conscient des travailleurs eux-mêmes. Le lundi 2 février, les employés de la Société d’économie mixte des transports de l’agglomération mancelle (Setram), soutenus par les syndicats FO et Unsa, ont appelé à une grève qui a mis l'ensemble du service de transport urbain à l'arrêt. C'était une expression visible de préoccupation et de solidarité, une pause collective en protestation contre la violence observée sur le lieu de travail.
L'étincelle de ce mouvement a été une agression violente contre deux contrôleurs à la mi-janvier — un incident qui a profondément résonné auprès des conducteurs, inspecteurs et personnel du réseau. Face à ce qu'ils décrivaient comme une érosion de la sécurité, le personnel de Setram a choisi d'arrêter tous les services programmés. Les tramways qui traversent habituellement les quartiers de la ville et les bus qui serpentent entre les banlieues sont restés silencieux, leurs flottes reposant dans les dépôts au lieu de transporter des passagers.
Pour de nombreux résidents, l'impact a été immédiat. Les navetteurs habitués à monter dans un tram ou un bus se sont retrouvés à pied, à vélo, ou à partager des trajets avec des voisins. L'absence de ces services a créé un trafic en nœud sur les routes et un changement dans le rythme des trajets quotidiens. Certains piétons et cyclistes ont raconté à des médias locaux comment cet arrêt a transformé des trajets familiers en réflexions inattendues sur la routine et la dépendance.
Rassemblés devant la préfecture de la Sarthe, environ 200 employés de Setram ont exprimé leur préoccupation commune ce jour-là, appelant à des protections plus fortes et à un environnement plus sûr pour servir le public. Leur présence, bannières à la main, parlait d'une main-d'œuvre ne protestant pas seulement contre les horaires ou les salaires, mais défendant la dignité et la sécurité au milieu d'une marée montante d'incivilité contre le personnel de transport.
Alors que le soleil traçait son arc à travers le ciel d'hiver, l'arrêt est resté en place — un moment sans précédent où le bourdonnement des transports publics a cédé la place aux sons humains plus doux de la conversation, du débat et de la solidarité. Dans ce silence, navetteurs et travailleurs étaient invités — peut-être de manière inattendue — à reconsidérer les liens qui unissent une ville : itinéraires, rails, et finalement, le respect pour ceux qui les font fonctionner.
En fin d'après-midi, les dirigeants locaux et les représentants syndicaux se préparaient à engager des discussions, cherchant des moyens de répondre aux préoccupations de sécurité et de restaurer la cadence familière des rues de Le Mans. Au milieu de cette pause, se trouvait un espoir partagé que la compréhension et le changement pourraient suivre le silence de la journée.
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Sources : Le Mans.maville.com Ouest-France via Angers Info

