La décision de déployer des agents de l'ICE pour soutenir les opérations de sécurité lors des prochains Jeux Olympiques d'hiver, qui débuteront le 6 février 2026, a suscité de vives réactions de la part des politiciens et des citoyens italiens. Suite à des rapports de violence impliquant des agents de l'ICE ces dernières semaines—en particulier les fusillades mortelles de citoyens américains à Minneapolis—les dirigeants italiens ont exprimé leur indignation, qualifiant l'agence d'indésirable en Italie.
Le maire de Milan, Giuseppe Sala, a critiqué cette décision, déclarant : "C'est une milice qui tue... ils ne sont certainement pas les bienvenus à Milan." Ses remarques visaient à provoquer une conversation urgente autour de la sécurité publique et de la dignité nationale, remettant en question l'opportunité de permettre à une telle agence d'opérer lors d'un événement international de haut niveau.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a tenté d'apaiser les tensions croissantes en précisant que seuls des agents non opérationnels de l'ICE seraient présents, indiquant que leurs rôles seraient limités aux efforts de lutte contre le terrorisme plutôt qu'à l'application des lois sur l'immigration. Dans ses commentaires, il a déclaré : "Ce n'est pas comme si la SS allait arriver," faisant référence à la notoire force de police allemande de la Seconde Guerre mondiale dans une tentative de modérer les craintes entourant la présence de l'ICE.
Tricia McLaughlin, porte-parole du Département de la sécurité intérieure, a cherché à apporter des précisions supplémentaires en notant que les opérations de l'ICE seraient strictement de soutien et axées sur l'atténuation des risques associés à la criminalité transnationale. Cependant, les déclarations détaillant leur présence ont suscité des inquiétudes, établissant des comparaisons parallèles avec des actions d'application des lois qui ont soulevé des alarmes aux États-Unis.
Le gouvernement italien a accueilli la participation des alliés au soutien de la sécurité lors des grands événements, mais le rôle spécifique de l'ICE a provoqué des manifestations et des demandes de leur exclusion. Le parti politique Italia Viva et d'autres groupes d'opposition ont appelé à des actions contre l'implication de l'ICE, soulignant leur déconnexion des valeurs italiennes.
À l'approche des cérémonies d'ouverture, divers groupes de défense ont organisé des manifestations pour exprimer leur désaccord contre la présence de l'ICE, le syndicat USB prévoyant une manifestation "ICE OUT" pour coïncider avec les Jeux. Le climat politique reste tendu, les dirigeants naviguant sur le fil du rasoir pour garantir la sécurité tout en préservant l'intégrité nationale et le sentiment public.
La controverse entourant le déploiement de l'ICE met en lumière le discours mondial en cours sur la politique d'immigration et l'application des lois, en particulier lors des rassemblements internationaux qui célèbrent l'unité et les valeurs partagées. Les yeux du monde seront rivés sur Milan alors qu'elle accueille les Jeux Olympiques d'hiver, et le récit qui se déroulera façonnera sans aucun doute les perceptions des deux côtés de l'Atlantique.

