Le 8 février 2026, Juan Pablo Guanipa, qui venait d'être libéré après plus de huit mois de détention, a été apparemment kidnappé dans le quartier de Los Chorros à Caracas par un groupe d'hommes « lourdement armés ». Maria Corina Machado a utilisé les réseaux sociaux pour exiger sa libération immédiate, décrivant l'enlèvement comme violent et affirmant son engagement envers la démocratie au Venezuela.
Guanipa venait de sortir de prison dans le cadre d'une lente vague de libérations de prisonniers politiques. Sa libération a suivi une pression intense sur le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodríguez pour qu'il traite les préoccupations relatives aux droits de l'homme et libère ceux détenus pour des motifs politiques. Pendant son bref temps de liberté, Guanipa avait rencontré les familles de prisonniers politiques et s'était exprimé contre la répression des pratiques démocratiques.
Machado a exprimé ses inquiétudes pour la sécurité de Guanipa, déclarant : « Nous exigeons immédiatement des preuves de vie pour mon père. Il n'a violé aucune des conditions de sa libération. » Des rapports confirment que le Bureau du Procureur public a ensuite déclaré que Guanipa serait placé en détention à domicile, affirmant qu'il avait violé les conditions de sa libération sans fournir plus de détails.
La répression du gouvernement contre la dissidence politique a suscité une attention renouvelée, notamment après l'arrestation de Nicolás Maduro début janvier, et de nombreux analystes considèrent le kidnapping de Guanipa comme un coup significatif porté aux efforts de l'opposition pour susciter des réformes. Des groupes de défense des droits estiment qu'environ 700 prisonniers politiques restent en détention, malgré les récentes libérations suite à des négociations avec des organismes internationaux.
Alfredo Romero, président du groupe de défense des droits des prisonniers Foro Penal, a tiré la sonnette d'alarme concernant l'enlèvement de Guanipa, soulignant la nécessité d'une action immédiate pour garantir son retour en toute sécurité. Cet incident met en lumière la situation précaire des figures politiques au Venezuela alors que le pays continue de lutter contre de profondes divisions et des problèmes de droits de l'homme persistants.

