Dans la chaleur matinale d'un matin de février, la poussière des anciennes fosses et l'argile séchée au soleil portent des souvenirs qui refusent de s'effacer. À travers la vaste tapisserie des champs minéraux d'Afrique, où la terre livre ses trésors à contrecœur et le vent porte l'écho lointain des pioches et des pelles, il y a des histoires souvent racontées à voix basse. En ce jour, ces murmures se sont transformés en un chœur silencieux — pas fort, mais constant — alors que les femmes mineures faisaient une pause pour se souvenir des collègues qui ne marcheront plus jamais sur ces chemins.
Pour beaucoup, l'exploitation minière est un chemin de survie, un parcours choisi non pas par aventure mais pour subsister. Pourtant, ce chemin peut être traître, surtout dans les mines artisanales et à petite échelle dispersées du Mali au Kenya. Ces sites — parfois improvisés, toujours dangereux — ont coûté la vie à de nombreux aventuriers, jeunes et vieux, en quête de moyens de subsistance. Et c'est à la mémoire de ces vies perdues, principalement des femmes, que les membres de Women in Mining, Africa (WiM-AFRICA) ont récemment tourné leurs pensées.
Chaque année, le 15 février, une commémoration connue sous le nom de Silent 15 de Bilalikoto réunit des mineurs, des défenseurs et des familles sous le doux poids du souvenir des tragédies. Elle est nommée d'un effondrement minier catastrophique à Bilalikoto, au Mali, en 2025, où plus de 48 mineurs artisanaux — la plupart des femmes — ont été ensevelis sous la terre et les rochers alors qu'ils travaillaient pour soutenir leurs familles. En marquant ce jour, les communautés à travers le continent réfléchissent à la fois à la perte personnelle et au risque collectif.
Ce ne sont pas des chiffres abstraits sur une page, mais des voisins et des amis dont l'absence se fait sentir intimement — la chaise vide lors d'un repas de midi ou le silence là où les pas résonnaient autrefois. Dans la région d'Obuasi au Ghana, des effondrements répétés ont secoué les fosses minières informelles, coûtant des dizaines de vies sans les mesures de protection que les grandes opérations fournissent souvent. Dans le comté de Siaya au Kenya, les circonstances étaient tout aussi sombres lorsque des puits se sont effondrés pendant l'extraction artisanale d'or, laissant plusieurs femmes mortes tandis que les sauveteurs luttaient contre l'obscurité et les débris pour atteindre les piégés.
Au-delà des lieux individuels, le thème du souvenir est devenu à la fois un lament et un appel à la responsabilité. Women in Mining, Africa parle doucement mais fermement de l'urgence d'améliorer les conditions de sécurité, de formaliser les protections et de partager la responsabilité entre les gouvernements, les entreprises et les leaders communautaires. C'est un rappel que, bien que les minéraux alimentent les industries, les personnes qui les extraient ne doivent pas être considérées comme jetables.
Rassemblés sous le doux soleil de la commémoration, les présents ne pleurent pas seulement — ils affirment la dignité de ceux qui ont travaillé, ri et rêvé avant que la tragédie ne frappe. Il n'y a pas de rhétorique dure ici, pas de jugement sévère, mais plutôt un moment collectif de reconnaissance : la terre qui donne ne doit pas prendre sans soin, et les vies sous sa surface valent plus que n'importe quel minerai.
En fin de compte, la commémoration sert un but au-delà du deuil. Elle pousse discrètement à l'action pour améliorer les normes de sécurité dans les secteurs miniers et garantir que les familles et les communautés soient protégées et soutenues. Elle souligne que la mémoire de ceux qui ont été perdus n'est pas confinée au passé mais est tissée dans les conversations en cours sur la manière de rendre l'exploitation minière non seulement productive, mais humaine.
Avertissement sur les images AI "Les illustrations ont été produites avec l'IA et servent de représentations conceptuelles."
Sources • Business Day Nigeria • Business Day NG • Independent Newspaper Nigeria (reportage contextuel sur les décès miniers)

