Sur une île longtemps habituée à l'improvisation, la rareté a une manière de se révéler à travers de petites mais révélatrices absences. Une rue plongée dans l'obscurité, un bus retardé, un indicateur de carburant vide là où la certitude résidait autrefois. Cette semaine, Cuba a offert un autre marqueur silencieux de tension, annonçant que les compagnies aériennes ne peuvent plus faire le plein sur l'île alors que sa crise énergétique s'aggrave.
Les autorités cubaines ont déclaré que la décision reflète l'aggravation des pénuries de carburant liées à l'intensification des sanctions américaines, que La Havane décrit comme une intensification du blocus américain de longue date. Le carburant d'aviation, autrefois disponible en quantités limitées mais fiables, est devenu trop rare pour être alloué au-delà des besoins domestiques. Ce qui était autrefois un service de routine pour les transporteurs internationaux est désormais devenu un autre symbole d'une offre contrainte.
La crise énergétique se déroule progressivement, façonnée par un mélange d'infrastructures vieillissantes, de réductions des importations de pétrole et d'isolement financier. Les responsables cubains pointent du doigt les mesures américaines qui restreignent les expéditions de carburant et compliquent les paiements, arguant que ces pressions ont laissé le pays en difficulté pour sécuriser suffisamment d'énergie pour la production d'électricité, le transport et l'industrie. Les coupures de courant sont devenues plus fréquentes, et le rationnement de carburant plus visible.
Les compagnies aériennes opérant des vols vers Cuba ont été informées que le ravitaillement doit désormais être organisé ailleurs, ajoutant une complexité logistique à des itinéraires qui fonctionnent déjà avec des marges étroites. Bien que les vols continuent pour l'instant, l'annonce souligne comment les pénuries d'énergie se répercutent, affectant non seulement les résidents mais aussi le tourisme et le commerce.
Les États-Unis soutiennent que leurs sanctions visent le gouvernement cubain, et non la population, et sont destinées à faire pression sur La Havane concernant la gouvernance et les droits de l'homme. Les responsables cubains rejettent ce cadre, affirmant que les mesures équivalent à une punition collective qui contraint la vie quotidienne et la reprise économique.
Pour les Cubains ordinaires, le débat se ressent moins dans le langage politique que dans les routines quotidiennes façonnées par les coupures de courant et les files d'attente de carburant. Chaque nouvelle restriction renforce un sentiment d'endurance plutôt que de surprise, un rappel que les pénuries arrivent progressivement, pas soudainement.
Dans l'état actuel des choses, les compagnies aériennes s'ajusteront, les itinéraires seront recalculés, et Cuba continuera à gérer ses ressources limitées. L'annonce marque une autre étape dans une crise énergétique qui s'approfondit, façonnée par la géopolitique, les limites d'infrastructure et un blocus qui ne montre aucun signe immédiat d'apaisement.
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Sources Reuters BBC News Al Jazeera The Guardian Associated Press

