Dans la longue géographie de la Cisjordanie, où les collines s'élèvent doucement et l'histoire s'installe lourdement, la terre n'est jamais juste de la terre. Elle porte mémoire, attente et malaise, façonnés au fil des décennies par des lignes tracées et retracées. Cette semaine, ce sentiment de calme suspendu s'est approfondi, alors que les dirigeants palestiniens ont de nouveau exprimé leur inquiétude quant au fait que des changements discrets sur le terrain se durcissent en permanence.
Les responsables palestiniens ont exhorté ce qu'ils décrivent comme des "partenaires puissants" au sein de la communauté internationale à intervenir, avertissant que les actions d'Israël en Cisjordanie s'apparentent à une forme rampante d'annexion. Leur appel reflète une inquiétude croissante face à l'expansion des colonies, au développement des infrastructures et aux mesures administratives qui, prises ensemble, sont perçues comme modifiant progressivement le statut du territoire. Alors que les autorités israéliennes présentent ces étapes comme des décisions de sécurité ou de gouvernance, les Palestiniens soutiennent qu'elles font partie d'un effort plus large pour ancrer le contrôle.
L'inquiétude ne se limite pas à la rhétorique. Des annonces récentes concernant des approbations de colonies et des désignations de terres ont renforcé les craintes que la possibilité d'un État palestinien contigu se rétrécisse. Les dirigeants palestiniens affirment que le rythme et l'ampleur de ces mesures sapent le consensus international de longue date sur une solution à deux États. À leurs yeux, le silence ou la prudence des alliés influents risquent d'être interprétés comme une acquiescence, même si aucune annexion formelle n'est déclarée.
Israël, pour sa part, a rejeté les accusations, mettant l'accent sur les besoins de sécurité et les revendications historiques tout en contestant la caractérisation de ses politiques comme une annexion. Les responsables ont souligné l'instabilité persistante et soutiennent que les changements sur le terrain ne préjugent pas de futures négociations. Pourtant, les négociations elles-mêmes restent lointaines, la confiance étant érodée et l'élan diplomatique largement absent.
Alors que les appels circulent par le biais de canaux diplomatiques, la situation sur le terrain continue comme auparavant, façonnée moins par des annonces dramatiques que par des décisions incrémentales. Pour les Palestiniens, ce gradualisme est précisément la préoccupation, chaque étape, aussi technique soit-elle, semblant durable. Pour la communauté internationale au sens large, ces appels posent une question familière : l'influence se traduira-t-elle par une action, ou restera-t-elle confinée à des déclarations ?
Pour l'instant, aucun changement immédiat n'a suivi le dernier appel. L'activité de colonisation se poursuit, les réactions diplomatiques restent mesurées, et l'avenir de la Cisjordanie demeure lié à des arguments non résolus sur la loi, la sécurité et l'autodétermination.
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Sources (Vérification des sources terminée) : Reuters Associated Press Al Jazeera BBC News The Guardian

