La première brise chaude du printemps ressemble souvent à des excuses de l'hiver. La neige se retire silencieusement, les gouttières commencent à goutter et la lumière du soleil s'attarde un peu plus longtemps à la fenêtre. Pourtant, sous ce renouveau, un autre type de réveil se déroule — plus petit, persistant et parfois indésirable. Alors que le gel de l'Ontario s'assouplit, certains nuisibles commencent leur retour saisonnier, cherchant abri, nourriture et opportunité dans et autour de nos maisons.
Le printemps ne crée pas ces créatures ; il les invite simplement à se mouvoir.
L'un des premiers à émerger est la fourmi charpentière. Plus grande que les fourmis domestiques communes, elle creuse à travers le bois humide ou en décomposition pour construire ses nids. Contrairement aux termites, elles ne consomment pas le bois, mais leurs excavations peuvent affaiblir les structures au fil du temps. La neige fondue et la pluie printanière peuvent créer des conditions humides dans les terrasses, les cadres de fenêtres ou les sous-sols — des environnements idéaux pour qu'elles s'étendent discrètement.
Les termites, bien que moins courants en Ontario que dans les climats plus chauds, restent une préoccupation croissante dans certaines régions du sud de la province. Les termites souterrains de l'Est, en particulier, prospèrent dans le sol humide et peuvent entrer dans les maisons par de petites fissures dans les fondations. Comme ils opèrent largement invisibles, les infestations peuvent passer inaperçues jusqu'à ce que des dommages structurels deviennent visibles. Les essaims printaniers — lorsque des termites ailés émergent pour se reproduire — peuvent servir de signe d'alerte précoce.
Les mouches en grappes se font également connaître à mesure que les températures augmentent. Ces mouches lentes se réfugient souvent à l'intérieur des murs ou des greniers, entrant dans les maisons pendant l'automne par de petites ouvertures. Lorsque la lumière du soleil printanier réchauffe les surfaces extérieures, elles émergent à l'intérieur, se rassemblant autour des fenêtres. Bien qu'elles ne posent pas de risques sanitaires graves, leur apparition soudaine peut sembler surprenante après un hiver tranquille.
Les rongeurs, en particulier les souris, restent actifs toute l'année mais cherchent souvent de nouveaux matériaux de nidification et sources de nourriture au printemps. Alors que les conditions extérieures fluctuent, les garages, les abris et les sous-sols peuvent offrir un abri fiable. De petites ouvertures — pas plus larges qu'une pièce de monnaie — suffisent pour entrer. Sceller les fissures et maintenir des zones de stockage propres peut aider à réduire l'attraction.
Enfin, les tiques deviennent une préoccupation croissante à mesure que la couverture neigeuse disparaît. Dans les zones boisées et les hautes herbes, les tiques à pattes noires — parfois connues sous le nom de tiques de cerf — réémergent et peuvent transmettre la maladie de Lyme. Des hivers doux ont contribué à l'expansion des populations de tiques dans certaines parties de l'Ontario. Les propriétaires sont encouragés à garder leurs pelouses tondues, à enlever les feuilles mortes et à effectuer des vérifications régulières après avoir passé du temps à l'extérieur.
Bien que la liste puisse sembler inquiétante, l'activité des nuisibles au printemps est à la fois prévisible et gérable. La prévention commence souvent par une simple observation : inspecter les fondations, nettoyer les gouttières, réparer les écrans et traiter les problèmes d'humidité avant qu'ils ne s'aggravent. Les services professionnels de lutte antiparasitaire rapportent également que les inspections en début de saison peuvent réduire les problèmes plus importants plus tard dans l'année.
Dans le rythme plus large des saisons, ces créatures sont des participantes plutôt que des intrus par conception. Elles suivent la chaleur, l'humidité et l'abri aussi fidèlement que les fleurs suivent la lumière. Pour les propriétaires, la sensibilisation reste la réponse la plus pratique — pas d'alarme, mais d'attention.
Alors que l'Ontario s'installe dans des journées plus longues et des soirées plus douces, les experts recommandent des vérifications saisonnières des maisons et des pratiques sûres à l'extérieur. Avec une préparation constante et des soins informés, le renouveau du printemps peut rester concentré sur les fleurs plutôt que sur les plinthes.
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Vérification des sources
CBC News
CTV News
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