Dans l'ombre tranquille des hauts plateaux accidentés qui s'étendent le long de la Corne de l'Afrique, où les histoires anciennes rencontrent le flux et le reflux de la politique moderne, une nouvelle onde de tension a émergé entre deux voisins autrefois liés par le conflit et la coopération. C'est comme si de vieilles lignes de faille — gravées par des décennies de guerre et de paix précaire — étaient attisées par un nouveau refrain aujourd'hui, portant des voix d'accusation et de déni à travers un paysage longtemps marqué par la lutte et l'aspiration.
L'Érythrée a fermement nié les récentes accusations de l'Éthiopie voisine selon lesquelles ses troupes auraient franchi le territoire éthiopien — affirmant que de tels rapports sont "faux et fabriqués". Selon des déclarations du ministère de l'Information de l'Érythrée, les revendications d'Addis-Abeba font partie de ce qu'Asmara décrit comme une campagne hostile de l'Éthiopie contre l'Érythrée, plutôt qu'un reflet précis des événements.
Le gouvernement éthiopien, dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed, a récemment accusé l'Érythrée d'agression militaire et de soutien à des groupes armés sur le territoire éthiopien, en particulier le long de leur frontière nord-ouest commune. Ces assertions — décrites dans une lettre officielle du ministre des Affaires étrangères éthiopien à son homologue érythréen — incluaient des allégations selon lesquelles des troupes érythréennes occupaient des terres éthiopiennes et collaboraient avec des factions militantes.
Mais la réponse de l'Érythrée a été claire et précise : le ministère de l'Information a qualifié l'ensemble des allégations de "fausses et fabriquées". Asmara a présenté ces revendications comme faisant partie d'une campagne hostile plus large qui persiste depuis des années, rejetant l'idée que ses forces se soient engagées dans les actions décrites par les responsables éthiopiens. Les autorités érythréennes ont également contesté les remarques récentes des dirigeants éthiopiens concernant le statut enclavé de l'Éthiopie et les affirmations sur un droit d'accès à la mer — des remarques perçues à Asmara comme des pressions voilées et même des menaces.
L'échange souligne la méfiance croissante entre les deux pays. Bien que l'Érythrée et l'Éthiopie aient signé un accord de paix en 2018 — mettant fin à deux décennies d'hostilité ouverte après une guerre frontalière brutale à la fin des années 1990 — les relations se sont détériorées à la suite du conflit civil éthiopien dans la région du Tigré, dans lequel des forces érythréennes ont été impliquées et qui a laissé de nombreuses grievances non résolues des deux côtés.
Ces dernières semaines, ces tensions diplomatiques ont refait surface au milieu de nouveaux affrontements dans certaines parties du nord de l'Éthiopie et d'incertitudes régionales plus larges. Alors que l'Éthiopie affirme avoir soulevé ces préoccupations en matière de sécurité et appelé au retrait des troupes érythréennes, les dénégations de l'Érythrée ont été emphatiques, insistant sur le fait que sa souveraineté et sa sécurité nationale sont injustement remises en question.
Dans ce contexte, les analystes avertissent que sans dialogue soigneux et canaux de désescalade, les malentendus et les revendications d'hostilité pourraient encore tendre une relation déjà fragile — une relation façonnée par une longue histoire de conflit, de coopération et de paix prudente.
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Sources • Reuters • Reuters • AP News • Anadolu Agency • Hiiraanweyn

