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Quand le rêve de la jeunesse rencontre de vieilles forces : la révolution du Bangladesh peut-elle rester la sienne ?

Le soulèvement dirigé par les étudiants du Bangladesh a renversé un gouvernement autoritaire, mais le renouveau politique du parti islamiste Jamaat-e-Islami et ses gains électoraux façonnent désormais la politique nationale.

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Gabriel oniel

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Quand le rêve de la jeunesse rencontre de vieilles forces : la révolution du Bangladesh peut-elle rester la sienne ?

Il y a des moments où le pouls d'une nation s'accélère — non pas à cause du tic-tac d'une horloge, mais grâce au souffle collectif de son peuple s'élevant à l'unisson. Au Bangladesh, ce moment est arrivé en 2024, lorsque des étudiants et de jeunes activistes ont envahi les rues, défiant le pouvoir enraciné et redéfinissant les horizons politiques. Leur soulèvement a renversé un gouvernement autoritaire de longue date et a porté avec lui la promesse d'un nouveau commencement démocratique. Pourtant, aujourd'hui, cet appel clairon risque d'être éclipsé par un renouveau inattendu : la montée politique d'un parti islamiste qui semblait autrefois relégué aux marges.

Le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), récemment triomphant lors de la première élection compétitive depuis la Révolution de juillet, a remporté une victoire décisive. Cependant, parallèlement à ce résultat, une force politique islamiste — Jamaat-e-Islami — a réalisé des gains historiques, sécurisant des dizaines de sièges parlementaires et transformant la politique post-soulèvement dans le pays. Considéré auparavant comme un acteur mineur, sa part de vote a considérablement augmenté lors de ce cycle électoral.

Ce changement a suscité des inquiétudes parmi de nombreux observateurs au Bangladesh et à l'étranger. Jamaat-e-Islami, qui avait été interdit sous le régime précédent pendant des décennies mais qui a été réhabilité par le gouvernement intérimaire après le bouleversement de 2024, se trouve maintenant en position d'influence réelle au parlement — une transformation que peu auraient anticipée il y a un an.

Pour les jeunes leaders qui ont autrefois mené des chants dans les boulevards de Dhaka et au-delà, le moment actuel a une saveur douce-amère. Leur rébellion était ancrée dans un désir de réforme radicale — une redéfinition de la gouvernance, de la corruption et de l'espace civique — mais le paysage politique qu'ils espéraient hériter a pris des contours qu'ils n'avaient pas entièrement anticipés. Certains organisateurs étudiants ont même lancé leur propre parti, le Parti national des citoyens, pour consolider leur rôle dans le nouveau tissu politique du Bangladesh. Pourtant, des alliances et des calculs stratégiques ont entremêlé des portions de ce mouvement avec des coalitions islamistes, brouillant l'identité originale de la révolution juvénile.

Au-delà des statistiques électorales et des comptes de sièges se cache une réalité sociale plus profonde : une génération plus jeune, autrefois galvanisée par des espoirs laïques, observe maintenant une force idéologique plus ancienne reprendre du terrain dans le discours national. La structure de base disciplinée du parti islamiste — en particulier son aile étudiante qui a réalisé des gains sur les campus — aide à expliquer son renouveau, offrant une force organisationnelle là où les mouvements laïques restent fragmentés.

Les critiques craignent que ce changement ne compromette les libertés mêmes et la vision inclusive qui ont alimenté le soulèvement. Les défenseurs des droits des femmes, en particulier, ont exprimé leur inquiétude quant au fait que l'influence croissante de la politique islamiste pourrait saper les gains que les femmes et les minorités espéraient avoir sécurisés à la suite de la révolution.

Pourtant, le changement est rarement linéaire. L'évolution politique du Bangladesh reste profondément liée à son histoire — de la lutte pour l'indépendance aux manifestations pour les quotas et aux résultats des récentes élections. La révolution étudiante a ouvert une porte vers une participation et une responsabilité plus larges ; maintenant, la nation navigue sur la manière dont cette promesse se déroulera au milieu de courants concurrents.

La montée d'un parti islamiste sur la scène nationale n'efface pas l'esprit qui a enflammé la révolution. Mais elle soulève des questions pressantes : quelle forme prendra le futur ordre démocratique ? Quelle voix guidera son cours ? Et comment les aspirations d'une génération peuvent-elles rester centrales au milieu des marées politiques changeantes ?

Dans l'histoire évolutive de la démocratie du Bangladesh, le récit est encore en cours d'écriture. La page peut avoir tourné, mais l'encre est loin d'être sèche.

Avertissement sur les images AI Les visuels sont créés avec des outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies.

Sources Reuters Associated Press BBC News The Guardian Al Jazeera

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