Le soir s'installe doucement sur des capitales qui ont appris la patience de la longue mémoire. À Washington, la lumière glisse entre les colonnes et le verre ; à Téhéran, elle s'attarde sur les toits avant de se retirer dans la nuit. Entre ces deux horizons, la diplomatie ne se déplace pas en lignes droites mais en arcs et échos, façonnée autant par qui parle que par qui choisit de ne pas le faire.
C'est dans cet espace silencieux que Donald Trump a déclaré qu'il serait "indirectement" impliqué dans de nouvelles discussions sur le programme nucléaire iranien. La formulation était délibérée, suggérant une présence sans proximité, une influence sans siège à la table. Les discussions, a-t-il indiqué, se poursuivraient par l'intermédiaire d'intermédiaires, une chorégraphie familière dans les négociations où le contact direct porte son propre poids.
La question elle-même n'a jamais été simple. Les ambitions nucléaires de l'Iran ont occupé les diplomates pendant des décennies, produisant des cycles d'engagement et d'éloignement. L'un des efforts les plus marquants, le Plan d'action global commun, promettait autrefois des limites et des inspections en échange d'un allègement des sanctions. Cet accord a ensuite été abandonné par les États-Unis sous la présidence de Trump, une décision qui a redessiné le terrain diplomatique et durci la méfiance de tous les côtés.
Maintenant, avec des tensions toujours non résolues, la perspective de discussions revient à nouveau—moins comme une percée que comme une réouverture d'une longue conversation inachevée. La suggestion de Trump d'une implication indirecte reflète la réalité des alignements actuels, où les messages circulent par l'intermédiaire de partenaires, d'envoyés et d'acteurs régionaux plutôt que de traverser une seule table. C'est une diplomatie par relais, prudente et compartimentée.
Des responsables familiers avec le processus affirment que de telles discussions indirectes peuvent permettre un mouvement là où le dialogue direct est bloqué, offrant de la place pour tester les intentions sans engagement public. Pourtant, elles risquent également d'allonger les délais, étirant les négociations sur des mois ou des années où l'urgence s'estompe discrètement. En ce sens, la structure des discussions reflète leur sujet : contrôlée, contrainte et étroitement surveillée.
Pour l'Iran, les discussions touchent aux sanctions qui pèsent sur la vie quotidienne et à la souveraineté jalousement gardée. Pour les États-Unis et leurs alliés, elles tournent autour des garanties, de la vérification et de la peur des seuils franchis discrètement. L'ombre de Trump sur le processus ajoute une autre couche, rappelant des décisions passées tout en façonnant les attentes concernant les futures.
Alors que la nuit s'épaissit dans les deux capitales, aucun calendrier n'a été fixé et aucun résultat promis. Ce qui existe plutôt est une pause familière, remplie de déclarations soigneusement formulées et d'intentions prudemment encadrées. Dans cette pause, la diplomatie reprend son lent travail—indirecte, imparfaite, et une fois de plus se déployant dans l'espace entre la lumière et la distance.
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Sources Maison Blanche Ministère des Affaires étrangères iranien Nations Unies Agence internationale de l'énergie atomique

