La lumière à Port-au-Prince ce week-end s'est doucement posée sur de larges boulevards et des rues étroites, révélant une ville habituée à des moments qui arrivent sans cérémonie. La gouvernance ici a souvent avancé par pauses plutôt que par déclarations, façonnée autant par l'absence que par l'autorité. Pendant près de deux ans, un conseil présidentiel de neuf membres a occupé le fragile centre de la vie politique haïtienne, maintenant un cadre destiné à guider le pays vers des élections longtemps retardées.
Ce cadre s'est maintenant silencieusement dissous. Le départ du conseil a suivi un mandat marqué par des divisions internes, un scepticisme public et des circonstances qui résistaient à la structure. Créé après l'assassinat du président Jovenel Moïse et l'effondrement des arrangements transitoires précédents, cet organe avait pour mission de restaurer un sens de direction dans une nation où le pouvoir a longtemps dérivé entre institutions et individus.
Ses derniers jours ont reflété les tensions qui ont défini son existence. Les désaccords entre les membres du conseil se sont approfondis sur des questions d'autorité et de leadership, notamment concernant le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, une figure non élue soutenue par les États-Unis et largement considérée comme l'autorité centrale de gouvernance d'Haïti. Les tentatives au sein du conseil pour le destituer ont souligné l'incertitude entourant qui détient le mandat et la légitimité dans un pays sans élections nationales depuis plus d'une décennie.
En dehors des chambres officielles, la ville suivait ses propres rythmes. Les marchés ont rouvert à l'aube, les quartiers se sont adaptés aux frontières changeantes de la sécurité, et les résidents mesuraient le changement politique avec une prudence acquise. La violence des gangs continue d'exercer un contrôle sur de grandes parties de la capitale, compliquant la gouvernance et rendant les délais électoraux fragiles. Pour de nombreux Haïtiens, la dissolution du conseil n'était ni une fin ni un début, mais un autre moment passant à travers une longue période d'attente.
Le conseil était censé préparer le terrain pour des élections, mais les défis en matière de sécurité et les disputes internes ont freiné cet objectif. Les accusations de corruption ont encore affaibli la confiance du public, et l'écart entre l'intention et l'exécution s'est élargi. Alors que l'organe se retirait, il laissait derrière lui des questions non résolues plutôt que des jalons fermes.
Maintenant, avec le conseil disparu, le Premier ministre Fils-Aimé reste en place, guidant effectivement le pays à travers une période intérimaire incertaine. Le soutien international continue de se concentrer sur la stabilisation de la sécurité et le maintien des efforts humanitaires, même si la clarté politique reste insaisissable. Les annonces concernant de futures élections persistent, bien que les délais restent provisoires dans un contexte difficile.
En termes clairs, le Conseil présidentiel transitoire d'Haïti s'est formellement dissous après près de deux ans en fonction. Établi en 2024 dans le cadre d'un effort négocié pour restaurer l'ordre et préparer des élections, il laisse derrière lui une structure de gouvernance centrée sur le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, avec des élections nationales toujours non réalisées et le pays confronté à une période prolongée d'incertitude politique.
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Sources (Noms des médias uniquement)
Associated Press Reuters Al Jazeera The Guardian

