Le gouvernement britannique envisage activement d'introduire une loi pour éliminer l'ancien prince Andrew de la ligne de succession royale. Cette décision intervient à la suite de son arrestation le 19 février 2026, dans le cadre d'allégations de faute dans l'exercice de ses fonctions publiques liées à des informations confidentielles partagées avec Jeffrey Epstein.
Andrew, qui se trouve actuellement en huitième position après avoir perdu ses titres royaux et ses fonctions publiques en 2025 en raison de ses liens avec Epstein, fait face à une pression politique croissante. Le ministre de la Défense, Luke Pollard, a déclaré sur la BBC que retirer Andrew de la ligne de succession est la "bonne chose à faire", soulignant la nécessité d'une distinction claire entre la monarchie et ce qu'il a qualifié de "crise".
Alors que le gouvernement cherche à traiter cette question, il attend les résultats de l'enquête policière qui se poursuit au Royal Lodge, où Andrew a vécu pendant des années. Ce développement fait suite à des rapports selon lesquels de nombreux véhicules de police ont été observés dans les environs dans le cadre de leurs enquêtes en cours.
La proposition a reçu le soutien de diverses factions politiques, y compris plusieurs députés qui estiment qu'il est nécessaire d'empêcher Andrew d'être proche du trône. Cependant, certains membres du parti travailliste ont exprimé leur scepticisme à l'égard d'une telle législation, citant que des changements dans la ligne de succession sont peu susceptibles de se produire, compte tenu de la position d'Andrew.
Pour que des changements prennent effet, un acte du Parlement serait nécessaire, ainsi qu'un accord des 14 nations du Commonwealth où le roi Charles III est chef d'État. Des précédents historiques existent pour de telles exclusions, notamment lorsque le roi Édouard VIII a été dépouillé de sa place en 1936 suite à son abdication.
Alors que l'enquête sur Andrew se déroule, le visage futur de la monarchie devient un point focal de la politique britannique, alors que le roi Charles exprime son engagement à soutenir l'enquête policière tout en naviguant dans les conséquences des actions de son frère. La question reste sensible, avec des considérations tant juridiques que d'opinion publique pesant lourdement sur les actions législatives potentielles.

