Dans un post sur Truth Social écrit en lettres majuscules, Trump a déclaré : "Je suis heureux d'annoncer que les États-Unis d'Amérique et le pays d'Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des conversations très bonnes et productives concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient. Sur la base du ton et du contenu de ces discussions approfondies, détaillées et constructives, qui se poursuivront tout au long de la semaine, j'ai ordonné au Département de la Défense de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques iraniennes et l'infrastructure énergétique pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et discussions en cours." L'annonce intervient alors que le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran entre dans sa quatrième semaine. Le détroit d'Hormuz—par lequel passe environ 20 % du pétrole mondial—reste largement bloqué ou menacé par les actions iraniennes, entraînant une forte hausse des prix de l'énergie ces dernières semaines. L'ultimatum initial de Trump, publié samedi soir, fixait une échéance lundi soir (23h44 GMT) pour une réouverture complète, avec la menace de destruction ciblée commençant par la plus grande centrale électrique d'Iran. Un retrait tactique ou un signe de progrès diplomatique ? L'annonce de Trump a déclenché une réaction immédiate du marché : les prix du pétrole ont chuté (le Brent tombant en dessous de 85 $ dans certaines transactions après avoir récemment dépassé 100 $), tandis que les indices boursiers ont rebondi, interprétant le retard comme un signal de désescalade temporaire. Le Bitcoin et d'autres actifs à risque ont également connu des gains importants. Cependant, Téhéran nie fermement la version américaine des événements. Selon des sources iraniennes officielles citées par des agences telles que Fars News et Tasnim, aucune négociation directe ou indirecte n'a eu lieu avec les États-Unis. Les autorités iraniennes présentent plutôt le report comme un retrait forcé des États-Unis en réponse aux avertissements sévères de Téhéran selon lesquels toute attaque américaine entraînerait des frappes de représailles sur l'infrastructure énergétique américaine et alliée à travers le Golfe (y compris les usines de désalinisation et les centrales électriques régionales). Contexte de l'escalade récente Samedi 21 mars : Trump émet l'ultimatum de 48 heures sur Truth Social, avertissant que les États-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes si le détroit n'est pas rouvert. Dimanche 22 mars : L'Iran répond en déclarant que l'infrastructure énergétique du Golfe est des "cibles légitimes" en cas de frappes américaines, tout en poursuivant ses opérations dans le détroit. Lundi 23 mars : Trump annonce le délai de cinq jours, citant des "conversations très bonnes et productives" et des "points majeurs d'accord". Israël, quant à lui, poursuit les frappes aériennes sur Téhéran ce lundi matin. Perspectives incertaines Le répit de cinq jours est conditionnel : Trump souligne qu'il dépend du "succès" des pourparlers en cours. Aucun détail n'a émergé concernant les interlocuteurs iraniens impliqués (certains analystes mentionnent des figures comme Mohammad Bagher Ghalibaf, mais sans confirmation). Les observateurs voient cela comme une manœuvre pour calmer les marchés et gagner du temps, notamment avec des renforts navals américains supplémentaires—y compris le groupe aéronaval centré sur l'USS Tripoli—se dirigeant vers la région. La situation reste très volatile. Si les pourparlers échouent d'ici vendredi, les frappes pourraient reprendre rapidement. S'ils réussissent, cela pourrait marquer le premier véritable pas vers la désescalade dans un conflit qui a déjà coûté des milliers de vies et perturbé l'économie mondiale. La communauté internationale observe de près : l'Europe, particulièrement durement touchée par la flambée des prix du gaz et du pétrole, espère une résolution diplomatique rapide. Pour l'instant, ce "répit de cinq jours" semble plus être une pause tactique qu'un véritable accord de paix.
Trump accorde à l'Iran un répit de 5 jours sur les frappes contre les centrales électriques
Washington / Téhéran, 23 mars 2026 – Dans un retournement dramatique, le président américain Donald Trump a annoncé ce lundi matin un report de cinq jours des frappes militaires prévues sur les centrales électriques iraniennes et l'infrastructure énergétique. La décision fait suite à un ultimatum de 48 heures émis samedi soir, menaçant de "frapper et détruire" ces installations à moins que l'Iran ne rouvre complètement et en toute sécurité le détroit d'Hormuz.
Dave Barnet
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